Le nouveau marché du jeu vidéo en MENA (Middle East and North Africa)

Lors de la Game Connection,  nous avons eu le plaisir de rencontrer les gens de Play 3arabi, Gameguise, Digital Dragon ou encore Cafe Bazaar qui nous ont parlé de la situation du marché du jeu vidéo en AMEA et plus particulièrement en Iran.

Play3arabiCette zone représente une population de plus de 78 millions de personnes dont la plupart connaissent le jeu vidéo aussi bien sur console que sur PC et plus récemment sur mobile.

On compte ainsi pas moins de 60 millions de joueurs sur mobile alors qu’il y a encore peu d’entreprise locale dans le secteur.

En Iran :

Pour la distribution physique des jeux pour consoles et PC, les 2 principaux freins sont l’absence de cartes de crédits internationales et le prix encore élevé des jeux et des équipements.

CafeBazaar Côté mobile, avec 30 millions de smartphones, le moyen de paiement par carte bancaire locale est favorisé et les achats se font à 85% via un appstore local, Cafe Bazaar dont le parc est passé de 5 millions en mars 2013 à près de 25 millions d’installations aujourd’hui. Le revenu moyen généré par les utilisateurs payant par mois sur cet appstore est quant à lui passé de moins de 1$ à 2$ en 2 ans.

GameGuiseAfin de maximiser ses chances de réussir sur ce marché en pleine croissance, il est conseillé de localiser correctement son jeu aussi bien en termes de langage que du point de vue culturel. Si quelques exceptions existent comme pour les jeux liés à des marques de luxe déjà bien connu des utilisateurs (exemple Ferrari), il est préférable de s’adapter aux préférences culturelles ou même de s’associer avec des partenaires locaux.

Le genre Science-Fiction n’a pas vraiment les faveurs des joueurs d’AMEA qui préfèreront en général un thème plus contemporain et le style des jeux de stratégie.

DigitalDragonL’eSport y est aussi présent et on trouve déjà des équipes FIFA, Counter-Strike ou Call of Duty dans certains pays.

Si cette zone géographique possède un fort potentiel de croissance, il est donc fortement conseiller de ne pas foncer tête baisser et de s’appuyer sur des partenariats avec les entreprises locales qui si elles sont peu nombreuses, ne manquent pas de talents ou de données d’usages qui peuvent nous manquer via le réseau habituel.