Franchir les étapes de la publication d’un jeu vidéo mobile

Chillingo

EA Chillingo a partagé avec nous durant la Game Connection 2015 sa vision du lancement d’un jeu mobile réussi. En voici donc les 5 grandes étapes :

Avoir une idée de son jeu

Lit light bulb amongs unlit incandescent bulbsC’est bien sûr évident mais il faut aussi, dès le début inclure quelques autres paramètres à cette idée.

Il faut penser à garder la possibilité de faire évoluer son jeu via des mises à jour par exemple.

Déterminer quel sera notre cible. Faire un jeu sur l’espace n’intéressera pas tout le monde et un jeu sur « les abeilles de l’espace » probablement encore moins. Il faudra donc essayer d’éviter les trop petites niches.

Enfin en fonction de la taille de notre cible, vient la question du modèle économique. Le modèle prémium conviendra par exemple mieux si on estime toucher une petite audience, là ou un modèle Free-to-Play, sera plus adapté à un public plus large.

Eviter le plagiat

2CopieIl est inutile de copier un jeu parce que celui-ci se trouve dans le top des Appstores. Il est de toute façon préférable de garder des attentes réalistes quant à sa position dans de tel classement car moins de 0.1% des jeux arrivent à s’y hisser.

Il est bien plus important de trouver ce qui différencie son jeu de la masse des autres pour ensuite pouvoir le mettre en avant dans toutes les formes de communications possibles.

Faire que son jeu perdure

Il faut bien entendu travailler sur le contenu afin de pouvoir retenir le plus de joueurs possible sur son jeu mais aussi penser aux fonctionnalités additionnelles qui permettront de créer de la nouveauté et ainsi faire revenir ceux que c’étaient lassés ou même de nouveaux.

3InfinityLe contenu de haut niveau doit être pensé en amont de la sortie du jeu et non après sa sortie sous peine de décevoir les joueurs les plus motivés et donc souvent aussi les plus enclins à payer.

Il est nettement préférable d’intégrer des fonctionnalités sociales et/ou d’animer une page sur Facebook afin que les joueurs puissent communiquer entre eux et former une communauté.  Mais aussi avec les équipes de développement afin de pouvoir faire évoluer le jeu.

Enfin, il est fort à parier qu’il sera nécessaire d’avoir une infrastructure serveur pour gérer la partie multi-joueur, les comptes utilisateurs ou suivre les données d’utilisation. Il n’est cependant préférable d’externaliser cette partie afin de pouvoir plus facilement s’adapter à l’affluence d’utilisateur sur son jeu.

Lancer son jeu

Lancement

Il est important de choisir quand sortir son jeu. Et la période avant les fêtes de Noël n’est pas forcément la meilleure surtout si l’on souhaite se démarquer des autres jeux.

Il est préférable de réaliser une beta ouverte afin corriger son jeu mais aussi de mieux cerner ses besoins en serveurs ou encore ajuster l’économie. Cette phase peut être longue mais est nécessaire.

Pour maximiser ses chances d’être placer au plus haut du classement des Appstores, il est important de les prévenir largement en avance (si possible un an avant) de lancement. Il faut aussi les tenir informé de l’avancé de votre projet durant sa phase de développement et par la suite, continuer de communiquer toutes les nouveautés.

Suivre les 3 signes de vie de son jeu

5SuiviUne fois le jeu lancé officiellement, il est maintenant temps de suivre sa vie avec attention.

Quelle est sa popularité, combien de fois est-il téléchargé, qu’en dit la presse générale et spécialisée, créé-t-il du buzz ? Que rapport-il ? Est-il bien noté sur les Appstores ?

Il est important de suivre ses données mais aussi de lire et répondre aux commentaires des joueurs via des équipes de Community Manager ou de support client.

Si cela ne garantit pas le succès d’un jeu, on espère en tout cas que vous pourrez en tirer des idées utiles pour vos futurs hits !

L’avenir du jeu se trouve dans les nuages

Chez Orange, on vous parle souvent du Cloud Gaming, ou jeu en streaming. Il s’agit de la technologie qui vous permet de retrouver des jeux vidéo venus du PC ou des consoles (les Batman Arkham, les jeux Légo par exemple) via votre décodeur TV, et plus généralement sur tout écran connecté.

Les premiers services 100% dédiés aux mobiles viennent même d’apparaître au Japon. Le terme « Cloud » est employé à juste titre pour désigner ce service de streaming, parce que ce sont des serveurs puissants, à distance, qui font tourner un jeu vidéo trop gourmane pour la box ou le mobile, la robustesse rapidité des connexions internet et mobile assurant la réactivité des échanges avec votre écran.

Si le streaming est la partie du Cloud Gaming tournée vers le joueur, aujourd’hui la mieux connue du grand public, elle ne rend pas compte de l’étendue de l’exhaustivité de cette technologie. Le Cloud Gaming, c’est aussi une toute nouvelle façon de concevoir et produire les jeux pour les développeurs. Ce sont d’ailleurs les grands acteurs du Cloud Computing comme Microsoft (avec Azure) ou Amazon (avec AWS) qui fournissent les outils technologiques aux développeurs. Les spécialistes technologiques du jeu vidéo comme Unity commencent eux aussi à faciliter l’accès à cette technologie pour les plus petits développeurs.

Cette dimension plus technique du Cloud Gaming, à destination des créateurs de jeux, offre une capacité à développer un jeu vidéo digne des grandes productions du secteur à un coût plus abordable et surtout sans prérequis extravagants de connaissances informatiques. En ce sens, le Cloud s’inscrit comme une réponse aux mutations du secteur ces dix dernières années : multiplication des plateformes de jeu, distribution digitale, passage d’un produit fini (le jeu en boîte) à une jeu régulièrement enrichi (mises à jour, DLC, tournois…), développement partagé entre différents studios géographiquement éloignés, outsourcing fréquent sur les moteurs graphiques et autres outils techniques de pointe, prolifération des petits studios de moins de 10 personnes…

Les studios ont encore une utilisation balbutiante du Cloud pour le développement de leurs nouveaux jeux, mais il est certain que les processus de production sont en train de profondément changer. La coordination géographique prend une importance cruciale pour assurer le respect de timing, de qualité, de complémentarité, et se voit facilitée par la mise à disposition, dans un espace Cloud, d’un seul et même code accessible de partout à tous les studios qui participent à sa construction, que ce soit pour les décors, les personnages, les cinématiques, les tests… Alors que les jeux requièrent toujours plus de puissance et de ressources informatiques pour être développés, le modèle du Cloud s’avère moins coûteux pour les studios qui peuvent ainsi profiter des meilleurs infrastructures en permanence. Le Cloud aide aussi les studios à se concentrer sur leur rôle créatif en permettant une mutualisation des ressources, des risques et des coûts de domaines techniques (la compatibilité sur différentes plateformes de jeu) ou business (la récolte et analyse de données) à des les partenaires spécialistes, eux même prestataires de plusieurs studios.

Enfin, nous sommes à l’aube des implications que le Cloud aura sur la conception des jeux eux-mêmes. Héritées des jeux en ligne, dopées par le Big Data, les capacités de calcul et les progrès de l’Intelligence Artificielle, les possibilités de créer des mondes persistants (qui continuent d’évoluer quand le joueur a quitté sa partie), partagés entre tous les joueurs, voire en co-création avec eux ne semblent pas loin de devenir réalité.